Marion et Jeff en Transit

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Fin de voyage ... sur l'eau !

Bonjour à tous,

Après plus de 6 mois de voyage, nous voici enfin de retour en France ! Nous sommes arrivés vendredi dernier au Havre, le 3 septembre, soit 6 ans jour pour jour après avoir mis le pied pour la première fois au Québec pour Jeff ! Une date bien symbolique donc ... et imprévue puisque le voyage en cargo qui devait partir le 29 juillet et durer 29 jours aura finalement démarré le 4 août, pour 30 jours de traversée de l'Atlantique.

Ce fut une expérience magnifique, très agréable et reposante ... idéale pour terminer un voyage comme celui-ci. (pour ceux qui sont intéressés par ce genre de voyage: http://www.mer-et-voyages.info/)

Tout a donc commencé à Buenos Aires ... où nous attendions le départ du bateau depuis plusieurs jours. Après plusieurs reports successifs, nous sommes donc convoqués le 4 août dans le port industriel de Buenos Aires, à bord du "Repubblica del Brasile", un cargo italien qui fait la ligne régulière Le Havre - Buenos Aires. L'équipage se compose des officiers italiens et des ouvriers philippins, tous très sympathiques et souriants. Un stewart philippin, Jerry, s'occupe de nous et des 5 autres passagers, un couple de suisses, un couple de retraités français, et un Irlandais. La cabine est assez vaste, avec une salle de bains privée et un hublot (certaines cabines, moins chères, sont sans hublot). Nous quittons donc le port de Buenos Aires dans la nuit, direction le Brésil.

À bord, la vie est rythmée par les repas: le petit déjeuner, de 7h00 à 09h00 (mais que nous sauterons rapidement), le déjeuner à 12h00 et le souper à 18h00 précises. En dehors de ca, pas grand chose à faire: une salle de sport avec table de ping-pong et vélo, une salle commune avec canapés et télévision, et puis ... c'est tout ! Heureusement, nous avions prévu le coup, puisque nous avions récupéré notre ordinateur portable (merci Étienne et Dominique), ainsi que le disque dur offert par nos amis de Montréal (merci aussi !!) et ses 300 films et séries. Également, nous avions prévu un peu de boulot pour préparer notre rentrée professionnelle ... Bref, les journées passaient vite avec toutes ces activités, auxquelles il faut ajouter le farniente sur le pont et l'observation de l'océan. Nous avons pu voir des baleines, des dauphins, une tortue, de nombreux poissons volants et des sacs plastiques...

Notre bateau en plein chargement ...

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Deux des nombreuses baleines observées au large du Brésil .... une journée magique !

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Première escale au Brésil après 3 jours de mer à Paranagua, une petite ville incrustée dans une très belle baie. Par chance, nous avons pu descendre à chacune des escales au cours de ces 30 jours, et donc découvrir les différentes villes. Le bateau arrivait généralement en soirée ou dans la nuit, et repartait le lendemain soir ou le surlendemain matin.

Paranagua nous offre quelques clichés du Brésil: les bateaux de pêcheurs colorés, quelques musiciens dans la rue, une belle animation et de beaux bâtiments coloniaux. Nous enchaînons avec Santos (sans grand intérêt) et puis Rio! Sous un ciel gris, nous découvrons les plages d'Ipanema et de Copacabana. Ces escales nous donnent envie de revenir au Brésil.

Des musiciens dans le centre de Paranagua ...

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La plage d'Ipanema à Rio, sous un ciel chargé ...

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Ensuite, traversée de l'Atlantique, 7 jours de mer depuis Rio pour atteindre le port de Dakar. Nous sommes sortis le premier soir. Deux Africains nous ont suivis dès la sortie du bateau et toute la soirée. Leur présence était nécessaire car les abords du port sont peu sûrs, surtout la nuit! Dès qu'on a mis les pieds en-dehors du port, nous nous sommes retrouvés au milieu des baraquements qui offraient de la nourriture dans la rue, des gens qui dormaient là, dehors, comme les ouvriers du port qui dormaient sur leurs engins de travail. Un autre monde après le Brésil. La chaleur équatorienne... On a passé la soirée dans un bar pour boire quelques bières car à bord du bateau, c'est seulement coca ou vin blanc...

Coucher de soleil sur l'Atlantique ...

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Notre baptême de l'Équateur, arrosé de chocolat ...

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Après Dakar, 7 jours de mer de nouveau pour atteindre Tilbury, port situé à 40 minutes en train de banlieue du centre de Londres. On en profite pour faire une escapade londonienne donc. Là, c'est le vrai retour en Europe: Les travailleurs de la City tous en costard, les magasins d'Oxford Street, Nothing Hill. Back to reality!

Ensuite, ce fut Hambourg, très jolie ville du nord de l'Allemagne au nord de l'Elbe. Là encore, on fait un peu de shopping, on retrouve les prix en euros, la France approche à grands pas! Un musée sur les Beatles vient d'ouvrir dans cette ville qui a vu les débuts de ce groupe mythique au début des années 60 dans le quartier chaud des marins, alors forcément on ne peut pas le louper (Jeff étant un très grand fan). Nos amis passagers nous quittent tous à Hambourg et sont remplacés par 9 Allemands qui partent pour l'Argentine. Heureusement, certains parlent anglais, d'autres espagnol.

Les éoliennes de la mer du Nord ...

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Découverte de la salle des machines ...

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Le capitaine du bateau (au milieu) et son second ...

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Notre cabine, tout confort ...

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Petite séance de méditation face au large ...

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On termine le voyage par une journée dans la très belle ville d'Anvers et puis voilà les lumières du Havre qui se profilent à l'horizon. Après une dernière nuit sur le bateau, nous débarquons sur le sol français. On se fait bizarrement piquer par des moustiques très courants dans les environs du port à cause des marais, sympa! Et les parents de Jeff nous récupèrent pour nous ramener vers Segré. Le voyage semble maintenant terminé!

Merci à vous tous de nous avoir suivis. C'était vraiment sympa de lire vos commentaires tout au long de notre voyage, et nous avons hâte de vous revoir prochainement, au Québec, en France ou ailleurs ... Cela restera pour nous une très belle expérience et une magnifique transition entre Montréal et notre nouvelle vie en France que nous amorçons.

A bientôt !!

Marion & Jeff

Argentina!

Bonjour à tous,

Voilà quelques temps que nous n'avions pas écrit, alors il est temps de vous raconter nos trois dernières semaines passées en Argentine. Nous sommes arrivés à Buenos Aires après 20 heures de bus depuis Salta.

On a trouvé à Buenos Aires un hôtel très sympa qui fait auberge de jeunesse tout en proposant dans un bâtiment adjacent des chambres doubles très agréables dans le quartier de San Telmo. C'est l'ancien quartier chic de la capitale, les bourgeois l'ayant fui au XIXe à cause d'une épidémie de fièvre jaune. Il reste de beaux bâtiments coloniaux, un peu délabrés, mais le quartier est en pleine réhabilitation et devient même bobo...

J'avais réservé sur Internet dans un autre hôtel pour l'arrivée de mes parents, à l'extrémité du quartier de San Telmo. Donc, on se dirige vers cet hôtel pour voir à quoi il ressemble et là, on se fait accoster par deux types dont un qui nous montre un flingue caché dans son pantalon (après réflexion, je pense que c'était un jouet en plastique, mais sur le moment, j'ai pas osé demander!) et qui nous demandent notre argent. Heureusement, on avait que quelques pesos. Comme ca ne devait pas leur suffire, ils nous ont pris nos belles vestes de rando que l'on portait, ca, c'est moins cool... Mais bon, rien de grave! On a fait une déclaration à la police et on s'est racheté des vestes car ici, on vous rappelle, c'est l'hiver!

Après cette mésaventure, on a décidé de ne plus aller dans l'hôtel réservé sur Internet, on est restés dans notre hôtel-auberge sympa. On nous a dit après coup que ces quelques rues de San Telmo était très mal famées. On savait pas! Mais depuis, on fait gaffe!

Donc, mes parents arrivent, sous la pluie, on regarde la finale de la coupe du monde dans un bar de la plazza Dorego où a lieu chaque dimanche une brocante. En sortant, on a même droit à une démonstration de tango sur la place... On est à Buenos Aires... Le lendemain, après une visite de la ville, on déguste une bonne viande argentine dans un resto qui est une institution du quartier. Verdict: la viande est vraiment tendre et les portions pantagruéliques! Les Argentins mangent 68kg de viande par an et par personne, on comprend pourquoi... On finit la soirée par un spectacle de tango dans un petit bar de San Telmo. C'est cher, mais ca vaut le détour. Les danseurs dansent au milieu des tables et nous proposent même de faire quelques pas...

Quatre danseurs de Tango expérimentés ...

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Départ pour Iguazu en avion! Nous avons 1 journée et demie sur place, une demi-journée pour le côté brésilien et une journée pour le côté argentin. Les chutes délimitant la frontière entre les deux pays. À peine arrivés, nous sautons donc dans un taxi direction le Brésil. Le passage de la frontière est une formalité des plus faciles et ca y est, nous y voilà! Du côté brésilien, on a une vue d'ensemble sur les chutes, mais on est plus éloignés que du côté argentin. Le soleil est de la partie, ce premier apercu nous impressionne! Les chutes sont d'une puissance et d'une beauté rare. Belle réalisation de mère nature...

Le côté argentin le lendemain nous permet d'explorer les chutes de près et de plusieurs points de vue. On peut même se rendre sur une petit île au pied des chutes ce qui nous permet de percevoir encore mieux la force de leur débit. L'environnement autour d'Iguazu est très préservé (contrairement aux chutes de Niagara!). Il y a des parcs nationaux des deux côtés qui empêchent les constructions d'hôtels. On peut admirer ainsi la jungle avec quelques animaux : Toucan, oiseaux... Iguazu est dans une zone isolée de l'Argentine, mais ca vaut vraiment le détour!

Les chutes, vues du côté brésilien ...

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Côté argentin, nous pouvons approcher les chutes au plus près ...

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Départ maintenant pour Salta. On est obligés en avion de repasser par Buenos Aires et ce jour-là, il y a des grèves et de la neige à Salta, autant dire des facteurs qui ne favorisent pas la ponctualité aérienne. Donc, on arrive avec 3h de retard à Salta où il n'avait pas neigé depuis 40 ans! Les paysages sont surprenants: les palmiers et les orangers de la plaza 9 de Mayo sont couverts de blanc. Les températures sont aussi anormalement basses, en-dessous de zéro et les installations de chauffage ne sont pas vraiment adaptées dans les chambres d'hôtels...

Une bonne viande argentine ... mmm, délicieux !

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Nous louons une voiture pour explorer les environs. On commence par emprunter une route nommée la corniche, où tout est recouvert de neige. Les arbres n'ayant pas trop l'habitude d'un tel poids sur leurs branches se sont, pour quelques-uns, couchés sur la route. On doit donc déblayer de temps en temps pour pouvoir avancer. Et voilà que se dévoile devant nous les premières montagnes colorées de la quebrada de Humahuaca avec le point d'orgue à Pumamarca, la montagne aux sept couleurs.

La route enneigée, et les chevaux semi-sauvages ... beau tableau !

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Ca y est, on est dans le nord-est andin avec sa culture, sa musique (charango et flûte de pan, concerts tous les soirs dans tous les restos des environs) et ses paysages arides qui ressemblent à la Bolivie. Nous nous arrêtons dans plusieurs villages de la quebrada (gorge en espagnol) pour profiter de la vue, de l'ambiance et faire des achats d'artisanat locaux (écharpes, châles en laine d'alpaga ou de lama).

La région andine de l'Argentine ... très loin des immeubles de Buenos Aires ...

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La montagne des sept couleurs ...

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On finit la visite du nord de Salta par les Salinas Grandes, un désert de sel où on peut observer des travailleurs extraire cette ressource, entièrement couverts de la tête aux pieds pour se protéger de l'intensité du soleil. La route qui nous y conduit est très différente de la Quebrada de Humahuaca, on passe (en voiture) un col à 4170m, puis on arrive dans un paysage de désert, où règne le minéral.

Étienne porte sa famille à bout de bras ...

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Après une escale à Salta, on entame la visite de la région sud de la ville, la quebrada Calchaquiès. Là, finie la route goudronnée, c'est la piste! Ce qui signifie 30 à 40 km par heure. On a le temps ainsi d'admirer les paysages qui sont encore une fois différents et surprenants. C'est toujours arides et désertiques, mais les vallées dévoilent des formations rocheuses, des champs de cactus, des canyons. On en prend plein les yeux.

Pause d'une nuit dans le village de Cachi où le temps semble s'être arrêté. Le village est planté sur la mythique route (piste) 40 qui relie le nord de l'Argentine à Ushuaïa (4 800km). Les maisons blanches, la belle petite place centrale avec sa vieille église sont très accueillants et donnent envie de s'attarder dans ce coin perdu mais la suite de la route nous attend...

Le long de la célèbre "Ruta 40", qui traverse le pays jusqu'en Patagonie et Terre de Feu ...

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Nous repartons pour découvrir de nouveau des paysages incroyables sur la piste qui nous permet de rejoindre Cafayate. On s'arrête dans les maisons de quelques tisserands pour compléter nos achats. On peut les admirer à l'oeuvre sur leurs métiers à tisser en bois dans la cour de leur maison. On apprécie de pouvoir voir de plus près les maisons en pisée des indiens de cette région. On remarque leur calme et leur zénitude. Le décor déteint sur les habitants!

Un tisserand nous montre son savoir-faire ...

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On attérit à la Vaca Tranquila, une ferme de 110 hectares ("l'équivalent d'un jardin, pour l'Argentine", d'après le proprio) tenue depuis 4 ans par un couple de Belges et qui fait aussi chambres d'hôtes. La ferme fonctionne. Mon père retrouve ses origines au contact de la traite des vaches et des promenades dans les champs. Et Jeff s'imagine à la place des propriétaires! Ma mère et moi, on se dit que quand même, la ville est trop loin! Nous profitons d'une journée de repos bien méritée dans ce havre de paix au milieu des montagnes.

Un bon barbecue dans le ranch !

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Le gaucho ramène ses troupeaux ...

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Sur la route de retour vers Salta ...

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Fin de notre semaine en voiture avec la visite de la quebrada de las conchas entre Cafayate et Salta. On découvre des formations géologiques bizarres, en forme de château, de crapaud, d'amphithéâtre ou encore de gorge du diable. Même après l'ouest américain, nous restons vraiment impressionnés par la variétés des paysages que nous avons vus pendant cette semaine dans le nord-ouest argentin. On s'attendait pas à cela!

Aéroport de Salta. Je suis furieuse car l'avion a un retard indéterminé alors qu'on a des places pour un concert de musique classique au teatro Colon le soir-même, un des plus grands opéras du monde réputé pour avoir une accoustique proche de la perfection. Après avoir prié très fort, on a été entendu car l'avion arrive juste à temps à Buenos Aires et mon père qui doutait de son intérêt pour Debussy (il aurait préféré voir un match à Boca, club où a joué Maradona) a été charmé.

Le théâtre Colon, magnifique ...

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Buenos Aires est de nouveau sous la pluie quand nous visitons justement le quartier de la Boca, quartier pauvre, avec ses maisons de toutes les couleurs qui a accueilli les immigrants du début du siècle. Endroit où est né le tango et qui a vu les débuts du célèbre Diego!

Mais oui, bien sur que c'est lui !!

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Mes parents sont maintenant repartis après ces 2 semaines de voyage avec nous! Pour ceux qui ne sont pas au courant, nous repartons vers la France en bateau-cargo. La traversée dure normalement 29 jours de Buenos Aires au Havre. Nos escales sont Montevidéo, Paranagua, Santos, Rio de Janeiro, Dakar, Emden, Hambourg, Tilbury et Anvers. Notre départ vient d'être décalé du 29 juillet au 2 août, on va donc en profiter pour faire dans les prochains jours un tour dans la pampa pour voir les grosses exploitations bovines.

Et nous serons de retour en France fin août. L'utilisation d'Internet sur le bateau sera assez onéreuse alors vous n'aurez que peu de nouvelles de nous durant le prochain mois! Mais on vous racontera notre expérience maritime au retour.

Bon mois d'août!

Bye bye Bolivie et bienvenue en Argentine !

Bonjour à tous,

Comme le titre le suggère, nous avons donc quitté la Bolivie et nous sommes actuellement à Salta, dans le nord de l'Argentine. Les derniers jours dans le pays d'Evo Morales (pas très populaire d'ailleurs auprès de la plupart des gens avec qui nous en avons discuté) ont cependant été chargés en découvertes !

Après Cochabamba, nous nous sommes dirigés vers Sucre, capitale constitutionnelle du pays (même si la capitale officielle est La Paz) et donc pleine d'histoires révolutionnaires. La preuve, premier jour sur place, et nous voilà au milieu d'une manifestation d'étudiants ! Drôle d'ambiance : malgré les gaz lacrymos (qui piquent fort, on a eu notre dose aussi), les pneus brulés sur la place principale, les CRS armés de leur bouclier et d'une matraque, les courses-poursuites avec les manifestants, l'atmosphère générale est plutôt bon enfant, et les gens continuent leur vie à 200 mètres de là comme si de rien n'était ... bizarre ... d'ailleurs, le lendemain, tout sera nettoyé sur la Plaza pour accueillir ... une course de rallye en pleine ville !! Bref, malgré tout ca, nous profitons des rues de Sucre, très belle ville avec beaucoup de bâtiments coloniaux, très bien entretenus.



Les gaz lacrimos qui envahissent les rues et les poumons...

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Le lendemain au même endroit, une course de voitures avec certaines qui semblent plus récentes que d'autres...

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Sucre, surnommée la ville blanche...

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Après une visite dans un marché traditionnel non loin de là, nous décidons de faire un trek de 3 jours dans la campagne environnante. Malheureusement, le premier jour, petit problème d'estomac pour moi (JF) qui vomit quelques fois le long du chemin. On se décide donc à rentrer le lendemain sur Sucre car la marche est assez rude, en montagne et avec 15kgs sur le dos. Comme d'habitude, le mal d'estomac est déjà quasiment parti dès le jour suivant. Un petit jour de repos, et nous revoilà dans le bus vers la prochaine étape : Potosi et ses mines !

Les beaux paysages du trek écourté...

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Nous arrivons donc à Potosi, célèbre pour son "cerro rico", la "montagne riche", qui fut le gisement d'argent le plus prolifique de l'histoire (au détriment de 6 millions d'indiens qui y ont péri), et qui selon les historiens aurait été le détonateur du développement du capitalisme européen au XVIème siècle. Bref, un lieu chargé d'histoire et de présent, car même si la mine ne produit plus autant, 30 000 habitants de Potosi continuent d'y extraire cuivre, zinc, argent. La ville en elle-même a eu ses beaux jours il y a quelques siècles (lorsqu'elle était aussi peuplée que Paris ou Madrid), et aujourd'hui les bâtiments coloniaux ont perdu un peu de leur superbe. La principale activité touristique est la visite des mines en question, véritable Germinal moderne. La vision de ces multiples souterrains est assez incroyable, on croise de nombreux mineurs machant leur coca, poussant leur chariot de minerais, le visage et les habits noirs, transportant leur dynamite et une bouteille d'alcool à 96oC qui doit les faire tenir sans manger pendant toute la journée de travail. L'espérance de vie de ces hommes est de 45 ans environ. On se dit vraiment que l'on est très très chanceux d'être à notre place ... En bref, une visite qui nous a beaucoup marqué.

A l'intérieur des mines devant une statue du diable que les mineurs vénèrent...

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Le luthier en train de fabriquer la mandoline de Jeff...

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Prochaine étape : le salar d'Uyuni et le Sud Lipez, grande région de déserts, lagunes et roches colorées. Pour visiter ce coin de Bolivie, nous passons par une agence, car les déplacements se font en 4X4 à travers des pistes qu'il vaut mieux très bien connaître. Nous y rencontrons un Péruvien et un couple d'Hollandais avec qui nous sympathisons. Le premier jour, nous découvrons le fameux salar, immense désert de sel parsemé de roches sur lesquels vivent des cactus de 10m et plus. Le lieu est splendide mais rigoureux : la chaleur et le blanc aveuglant du jour laissent place à un froid glacial la nuit. Le lendemain, nous roulons sur des pistes désertiques, en nous arrêtant de temps en temps pour admirer un volcan, des roches, des lacs accueillant des flamands roses. Le troisième jour, nous découvrons la Laguna Verde, un lac à la couleur des particules de cuivre qui s'y baignent, et nous arrivons à la frontière du Chili. Nous décidons de continuer jusqu'à San Pedro de Atacama, un petit oasis touristique au milieu du désert du même nom, lieu le plus aride du monde. Une excursions pour admirer les étoiles à travers les lunettes de téléscopes, une pâtée infligée par les Allemands à l'Argentine visionnée dans un bar, et nous voilà partis pour le pays de Maradona !

Illusion d'optique dans le salar, les rochers semblent en lévitation...

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Les cactus de l'île d'Inca Huasi au milieu du salar...

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Je marche seul...

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Le sport le plus pratiqué dans cette région...

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Les geysers du sud-Lipez...

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Avec nos amis péruviens et hollandais devant une belle lagune...

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L'équipe de foot est éliminée, mais au moins il fait chaud ici à Salta, et les viandes ont l'air délicieuses ! Nous nous dépêchons pour arriver à Buenos Aires d'ici dimanche, pour accueillir les parents de Marion qui nous rejoignent pour deux semaines !

Bye bye !

Qu'est-ce que l'on fait aujourd'hui ?

Bonjour à tous,

Pour ce nouvel article, plutôt que de raconter les récentes découvertes et lieux visités (ce qui sera fait dans le prochain billet), on se disait que ce serait une bonne idée de décrire comment se compose une de nos journées de voyage en Amérique du Sud ! Intéressant, hein ? Alors, voilà c'est parti ...

Première partie : le départ du matin, ou les transports

Il existe principalement deux types de transport ici : les petits bus locaux, souvent de vieux bus scolaires US ou canadiens reconvertis, ou les grands bus pour les longues distances (généralement au-dessus de 2-3h de trajet). Dans les deux cas, leur fréquence est beaucoup plus importante tôt le matin, à l'exception des très longues distances (+ de 10hrs de trajet) qui peuvent partir le soir pour arriver le lendemain matin. Alors, ceux qui pensent que nous faisons la grasse mat' tous les jours, détrompez-vous ! Les jours de déplacement, c'est plutôt vers 7h-7h30 que nous démarrons la journée. Un p'tit dèj' vite avalé, et direction le terminal des bus local. Les bagages sont toujours rangés à part : sur le toit des petits bus, et dans les soutes des gros bus. Par précaution, nous gardons donc toujours un petit sac à dos avec nous, contenant tous nos papiers importants et cartes de crédit. Dans le bus, rien de bien spécial à faire, sinon regarder le paysage défiler. Dans les bus longues distances, un film est très souvent proposé. Malheureusement, autant les Péruviens que les Boliviens ont la fâcheuse tendance de toujours passer les pires films hollywoodiens, généralement les plus violents, plein de bagnoles qui explosent, de sang qui gicle, bref ... au bout d'une heure, ça donne mal au crâne.

Toujours les mêmes dans le fond du bus ...

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Cette semaine, nous avons expérimenté les 3h de trajet dans le fond d'une bétaillère !

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Deuxième partie : la recherche de l'hôtel

Une fois arrivés, nous prenons un taxi pour nous rendre dans le centre, à la recherche d'un hébergement. Bon, autant le dire tout de suite, franchement le guide du Routard, ça laisse à désirer. Beaucoup d'informations fausses, des restos qui n'existent plus, des prix dépassés ... du coup, on fait 2-3 hôtels différents, le temps d'en trouver un bon. On essaye de négocier un peu les prix, généralement ça marche, pas toujours. Au final, dès que nous avons trouvé un logement, la partie avec tous les sacs à transporter s'arrête. Heureusement, car nous commencons à trimballer pas mal de stock : chacun un gros sac à dos bien rempli, plus un petit sac à dos et une mini-guitare. Le reste de la journée, nous n'utilisons qu'un petit sac, ou nos poches seulement. A l'hôtel, tous nos papiers importants sont placés dans une poche d'un sac à dos, fermée par un cadenas.

Chargés comme des mules ... !

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Troisième partie : la bouffe

Pas toujours facile de bien manger en Amérique du Sud. La nourriture est souvent redondante si vraiment pas chère : poulet frit, frites, soupes, riz ... Le midi, nous cherchons des petits repas pas chers ou des sandwichs. De nombreux restaurants proposent le midi des "almuerzos", c'est-à-dire des menus incluant généralement une soupe et un plat, pour trois fois rien. Au passage, nous n'avons jamais autant bu de Coca-Cola de notre vie, ça aide un peu a la digestion ... Le soir, nous essayons plutôt des restos de meilleure qualité. La plupart des restaurants alignent des cartes longues comme le bras, avec de la viande (boeuf, poulet ou lama) ou du poisson (de la truite). Au final, en alternant les sandwichs le midi et un meilleur repas le soir, on arrive à ne pas trop se fatiguer de la nourriture locale. Il faut dire aussi que les trois repas de la journée ont une grande importance : entre les déplacements, les visites, les balades à pied, la bouffe rythme la journée et permet de souffler !

Un bon petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel ...

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A la recherche d'un p'tit resto sympa ...

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Quatrième partie : tout le reste !

Une fois l'hôtel trouvé et l'estomac rassasié, c'est parti pour la découverte ! Toujours à pied, nous arpentons les rues des villes, et les chemins des parcs nationaux. Nous passons aussi pas mal de temps sur Internet, à faire des recherches, écrire le blog, répondre aux emails, lire l'actualité ... au moins 1h par jour en moyenne. Fort heureusement, il y a des cafés internet partout et vraiment pas cher du tout. Également, beaucoup de lecture : nous avons dû lire chacun une bonne quinzaine de livres depuis le début du voyage. Dans de nombreux hôtels ou restaurants, il y a la possibilité de changer gratuitement ou pour quelques sous les livres déjà lus. Souvent, peu de livres en francais, mais on arrive quand même à renouveler réguliérement notre stock de 4-5 bouquins.

En dehors de ça, beaucoup de jeux de cartes, de la guitare, du dessin, Marion prépare ses cours, etc ... Le rythme des soirées dans les bars est descendu drastiquement depuis le départ de Montréal ! On compte bien se reprendre de retour en France !

Un peu de dessin ...

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Un peu de mini-guitare ...

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Voilà, c'était pour vous donner un petit aperçu de notre vie au quotidien !

Bye.

Coroico, le désert de Sajama et Cochabamba... Chaleur, froid, chaleur!

Bonjour à tous,

Après Sorata, nous sommes repassés par La Paz (4000m) avant de rejoindre Coroico (2700m). Pour atteindre cette ville 2 choix: l'ancienne route, qui s'appelle la route de la mort à cause des véhicules qui tombent dans les ravins chaque année, ou la nouvelle route, goudronnée et beaucoup plus sécuritaire. On a pris la nouvelle route... J'ai quand même vu mes voisins de derrière se signer dans le bus quand on est partis, mais y avait rien de bien méchant, notre chauffeur semblait maîtriser à merveille les dépassements en plein virage et les déplacements sur la voie de gauche pour éviter les nids de poules. On fait donc 1300m de dénivellé et on passe de l'altiplano aride aux montagnes verdoyantes des Yungas. On passe aussi de 10 à 25 degrés, ce qui est très agréable...

La vallée des Yungas ...

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De multiples orangers, au milieu des champs de coca ...

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La poste de Coroico ... mettre le courrier dans la boite !

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Coroico, c'est la station balnéaire des habitants de la capitale. Il semble qu'il y ait le week-end des boîtes, des karaokés qui ouvrent leurs portes. Les hôtels ont des piscines... Mais il faisait un peu trop froid pour se baigner. On a apprécié de pouvoir trainer dehors, de se promener en t-shirt et de trouver un resto qui faisait de la raclette comme à la maison! On a fait une petite rando dans la vallée qui nous a amenés à trois chutes, sympa, pas hyper impressionnantes car on est en saison sèche! Donc 3 jours de repos à Coroico!

Ensuite, retour de nouveau à La Paz, c'est le passage obligé pour la suite de notre voyage vers le désert de Sajama. Pour atteindre ce site situé dans l'extrémité ouest de la Bolivie, on prend 3 bus différents et on se sent... au bout du monde! Malgré la longueur, la route qui y mène est magnifique. On avait l'impression de retrouver certains paysages de l'Ouest américain: canyons, cheminées de fée, plaines infinies... Sajama est le nom du plus haut sommet de Bolivie, 6400m. Le village du même nom, situé au pied de la montagne, semble perdu au milieu de ce désert, entouré de volcans enneigés et de troupeaux de lamas. C'est le dépaysement total! On se rend vite compte que les touristes qui sont ici ont pour défi de monter en haut du Sajama, ce qui relève de l'alpinisme. Autant dire que ca sera sans nous! Nous préfèrons la visite des sources thermales naturelles et surtout des geysers bien tranquilles (du bouillonnement mais pas d'éruption). Ceux-ci sont à 10km du village et il n'y a personne! On décide de s'y baigner, quel bonheur! 3 heures à profiter de cette eau chaude qui vient du centre de la terre avec vue sur les montagnes.

Le sommet du sommet de Bolivie ...

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Les geysers ...

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La baignade ... oufff, c'est chaud !

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Une mini-tornade dans le lointain ...

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Le seul bémol à Sajama, c'est la température dès que la nuit tombe, on passe de 20 à -10 degrés. Et le chauffage n'existe pas en Bolivie (en tout cas, nous, on en a jamais vu). Donc, ca caille!! On mange dans le resto en polaire+veste. Mais bon, les paysages et la sensation de dépaysement valent le déplacement!

Marion se prépare ...

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L'ane qui sourit !

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Les moutons de Sajama ...

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Le(s) lama(s) de Sajama ...

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Nous quittons Sajama pour Cochabamba, la 3ème ville de Bolivie. On y fait une pause dans notre chemin pour Sucre. Quoi dire sur Cochabamba? Une grande ville bolivienne où il fait 20 degrés, nous retrouvons un peu de chaleur. On arrive dans les vallées, le grenier de la Bolivie. On sent que c'est plus riche que La Paz, les habitants semblent vivre à l'occidental et il y a moins de slogans pro Morales sur les murs... Et les bars passent les matchs de l'Équipe de France ... mouais, bon, ben, là-dessus, rien à dire. : )

A bientôt!

Viva Bolivia !

Bonjour,

Nous voici donc en Bolivie, depuis très exactement deux semaines. Arrivés par les rives du lac Titicaca, conjoint au Pérou et à la Bolivie, notre première étape fut à Copacabana, petit village frontalier au bord de l'eau. Deux faits marquants de cet endroit : c'est à la suite d'une prière faite à la vierge de Copacabana par un marin perdu qu'une plage du Brésil doit son nom. Lieu de pélerinage important pour les andins, il a également la particularité d'accueillir de nombreux chauffeurs (notamment taxi), qui viennent y bénir leur voiture !! Nous avons vu ca dimanche : de nombreuses voitures font la queue pour atteindre le parvis de l'église, où ils arrosent d'eau bénite le capot ! Avec ca, c'est bon, ils peuvent rouler à fond ...

Nous avons ensuite passé deux jours sur l' "isla del sol", petit île sacrée pour les incas où il y a quelques ruines intéressantes ... Après les deux îles précédentes, Amantani et Taquile, disons que celle-ci n'avait plus grand chose de neuf à proposer ... direction donc ... LA PAZ !!!

Deux petites heures de bus, et nous arrivons dans la capitale la plus haute du monde : entre 3200m (les quartiers riches) et 4000m (les quartiers pauvres ... vous l'aurez deviné) ! Même si la ville n'est pas immense en soi (2 millions d'habitants, comme Montréal), cela n'en reste pas moins impressionnant car bâtie dans une cuvette, au milieu de pics andins de 6000m et plus. Ca construit de partout, pas forcément du très beau d'ailleurs, et la circulation est un véritable concert de klaxons et de gaz d'échappement. Au niveau tourisme, quelques musées assez peu fournis, de belles petites rues commercantes, des marchés extérieurs immenses ... nous y passons en tout 4 jours quand même, histoire de profiter aussi des restos un peu plus diversifiés qu'ailleurs. Samedi, nous assistons au grand défilé annuel, le "Gran Poder", où plus de 30 000 participants en costume défilent dans les rues pour célébrer leur culture ! La plus grande kermesse du monde !

"Poussez-pas !!!"

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"La" rue historique de La Paz, où même les petites vieilles jouent encore au ballon ...

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Les danseuses du "Gran Poder" en costume ...

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Vue de La Paz depuis notre bus, en direction de Sorata ...

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Finalement, l'envie de s'échapper de la ville nous prend, et nous partons dimanche pour Sorata, petit village andin au pied de l'Illampù, une montagne de 6 400m avec la tête toute blanche de glaciers. Objectif : un trek de 3 jours jusqu'à la Laguna Glacial, un petit lac à 5038m d'altitude ! Notre premier 5000m ! Pour ceux que la comparaison avec le Mont-Blanc affole, il faut quand même savoir que si en France les stations de skis sont à 2000m environ, ici ce sont plutôt des cactus et des palmiers à cette hauteur. Ceci dit, à partir de 4000m, ca caille quand même !

Nous logeons dans un super petit hôtel, l'Altai Oasis (merci Frank et Hila pour la recommandation !), et nous organisons notre expédition pour mercredi. Nous partons donc avec notre guide (et sa mule) recruté sur place, et un lieutenant-colonel des Chasseurs Alpins à la retraite rencontré à l'hôtel (parti pour 3-4 années en camping-car à travers le continent), et qui nous suit pour "faire une reconnaissance du terrain" !!!

La première journée est plutôt pépère malgré le dénivellé : 3 heures de montée pour rejoindre le campement, sous un beau soleil. Le paysage de la vallée de Sorata est magnifique, et la vue de cette gigantesque montagne est à couper le souffle. Nous arrivons au campement à 4200m d'altitude dans l'après-midi, au bord d'un petit lac. Le soir, les nuages montent et nous nous retrouvons complètement submergés en soirée. Le lendemain matin, c'est l'inverse : nous sommes au-dessus d'une véritable mer de nuages, la vue est fabuleuse. Nous partons pour 5 heures de montée, jusqu'à la Laguna Glacial. C'est vraiment impressionnant de marcher en surplombant toute une chaine de montagnes. Nous apercevons même le Lac Titicaca au loin, certainement à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Nous arrivons au lac vers 12h, dans lequel se jete un petit glacier. Ca y est : 5038m !! Finalement, quand nous sommes en altitude depuis déjà plusieurs semaines, nous n'avons pas trop de difficultés à respirer. Un petit pique-nique et nous redescendons vers le campement. Comme la veille, les nuages remontent de la vallée et nous sommes à nouveau perdus dans la brume pour nous coucher. Le lendemain, rebelote : les nuages sont redescendus. Nous les suivons dans leur démarche, pour retourner au village après 4 heures de descente.

La montée vers les 5000m ...

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Les pics andins ...

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L'arrivée à la Laguna Glacial ...

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La descente vers le campement ...

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Jeff, levé à 5h du mat', pour observer les étoiles à 4200m ... "Super beau ! Y avait même des étoiles filantes"

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Depuis le campement ...

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Une mer toute blanche ...

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Aujourd'hui, nous sommes de retour à la Paz, et nous continuons demain vers Coroico, un petit village des Yungas, région frontière de l'Amazonie. Un village tropical donc ... à 1795 m d'altitude !!

Balade sur le lac Titicaca !

Bonjour,

Après Arequipa et le canon de Colca, nous voici donc partis pour le fameux lac Titicaca, plus haut lac navigable au monde (4 000m d'altitude), long de plus de 40 kms, et dans lequel une partie du trésor des incas serait immergé .... Cousteau y a fait quelques recherches dans les années 70, sans succès. De mon côté, j'ai posé la question à quelques indiens, mais ils n'en savent pas plus ...

Le lac est divisé en deux, une partie péruvienne et une partie bolivienne. Cette semaine, nous avons visité la partie péruvienne, dont les principales attractions sont les fameuses îles Uros, des îles flottantes faites de roseaux et de racines, et les îles Amantani et Taquile, où des indiens vivent encore en communauté (partage équitable des ressources), selon des règles ancestrales.

Bon, les îles Uros, comment dire ... déjà, il n'existe plus de véritables indiens Uros (le dernier est mort en 1959), ce sont des indiens des terres qui ont repris le "business" ... ce qui n'est pas peu dire, car même si officiellement 2 000 personnes vivent encore sur ces îles artificielles, ca ressemble aujourd'hui à un drôle de parc d'attraction flottant ... Petite consolation, un Tchèque qui se trouvait sur notre bateau connaissait le lieu, et a donc demandé au capitaine de se diriger vers d'autres îles un peu éloignées et donc légèrement plus traditionnelles (ce qui n'a pas empêché les deux femmes qui nous présentaient le site de chanter "Vamos a la Playa" pour nous inciter à monter dans l'embarcation de roseaux, pour un tour à 5 soles par tête de pipe). Au final, ca reste décevant pour ce qui est souvent présenté comme un des lieux symboliques du Pérou.

Les îles Uros, faites de roseaux... C'est mouvant!

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Bref, sur ce, nous partons vers l'ile Amantani, à 3h de bateau de la "côte". Une petite île de quelques kilomètres carrés, sur laquelle les habitants cultivent la "papa" (pomme de terre), le maïs et autres légumes, dans un système de répartition communautaire. Nous logeons dans la maison rustique d'une famille locale. Pas le choix : les touristes souhaitant dormir sur place sont obligatoirement pris en charge par une famille dès la descente du bateau, pour un coût fixe incluant le logement et les 3 repas (heureusement, pas cher : 25 soles (6 euros) en tout par personne). C'est bien entendu très simple, autant la chambre que la nourriture (riz avec "papas", soupe avec "papas", oeuf avec "papas", ...). Nous visitons l'ìle tranquillement le soir, et le lendemain nous partons pour la 2ème île, Taquile.

Fin d'après-midi sur l'île d'Amantani...

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Vue depuis le haut de la colline qui surplombe l'île, lieu de culte dédié à la Pachatata (le père de la Terre)...

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Taquile est encore plus petite qu'Amantani, 6kms de long et 1.5kms de large. Là encore, nous sommes tout de suite pris en charge par une famille, qui nous fournit une chambre simple donnant sur le lac. Cette île est vraiment sympa : pas de voitures, pas de vélos, pas de chiens, ... tout se fait à pied, par des petits sentiers en pierre. Le tout ressemble un peu à l'Irlande, avec pleins de petits murets délimitant les champs. Ici, la spécialité, c'est le tissage : la technique et les motifs de l'île sont reconnus par l'Unesco comme patrimoine culturel de l'humanité. Ce qui est drôle, c'est que même les hommes tricotent, en marchant, dans le bateau, etc ... et les habitants sont tellement fiers de leur culture particulière qu'ils ont conservé leur costume traditionnel. Vraiment chouette ... enfin un lieu touristique qui a su garder son âme ... C'est clair que le refus de construire un véritable hôtel, ainsi que le fonctionnement communautaire y sont pour quelque chose.

L'île Taquile: ses cultures en terrasse et ses moutons...

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Nous passons donc la nuit dans la famille, et le lendemain, nous avons droit à toute une surprise ... alors que nous discutons avec le petit-fils Alex, celui-ci nous explique qu'une Francaise est devenue marraine de sa fille Laura, aujourd'hui âgée de 9 mois. Après une longue discussion sur tout et rien, il arrive tout d'un coup en nous disant : "Est ce que vous voudriez être les parrain / marraine de cheveux de Laura ??!! - heu ... oui, c'est quoi ? - Et bien, lorsque l'on coupe pour la première fois les cheveux d'un enfant, on lui choisit un parrain et une marraine. - Ah ... bah, OK !!"

Voici Alex (le papa de 24 ans), Laura et sa maman (20 ans)...

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Et nous voilà donc parrain / marraine de cheveux d'une petite Péruvienne ... alors évidemment, nous avons droit à tout un cérémonial : toute la famille s'habille en habit de cérémonie, on doit brûler des feuilles de cocas choisies par chacun, et les cheveux de la petite sont déposés dans une assiette remplie de graines de quinoa. Aussi, nous devons faire un don à la petite ... on lui laisse une petite médaille achetée à Arequipa, ainsi qu'un peu d'argent (25 euros) qui remplit de joie tout le monde. On se promet de garder contact ... En tout cas, ca nous fait un drôle d'effet, et nous quittons l'ile en nous disant qu'il nous restera quelque chose de ce lieu.

La coupe de la première mèche de cheveux de Laura...

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Belle facon de dire au revoir au Pérou ! Nous sommes aujourd'hui arrivés en Bolivie, sur l'autre rive de ce beau lac. Une nouvelle étape du voyage commence ...

Arequipa et le canyon de Colca

Bonjour!

Après 10 heures de bus de nuit, nous voici à Arequipa, deuxième ville de Pérou (900 000 Aréquipéens) ! C'est au demeurant une très belle ville : une architecture de style coloniale espagnole, une très belle Plaza de Armas et 3 volcans enneigés qui la dominent. Également, cette cité affiche un grand dynamisme : les rues du centre sont prises d'assaut de jour comme de nuit.

La Plaza de Armas d'Arequipa ...

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Pour la première fois, on décide de prendre des visites guidées au musée municipal et au couvent de Santa Catalina. Dans le premier, on y découvre Juanita, une petite fille de 12 ans qui a été sacrifiée par les Incas en haut d'un volcan pour calmer la colère des dieux (suite à une éruption ou quelque chose comme ca). Par chance, elle a été congelée dans les glaciers du volcan pendant 500 ans et après sa dernière irruption, Juanita a été redécouverte par des archéologues avec tous les objets offerts aux dieux en pareille occasion. Du coup, son corps est étonnament bien conservé. Ils avaient des moeurs bizarres quand même ces Incas ...

Et puis on a visité aussi le couvent Santa-Catalina, un des plus grands du monde car chaque religieuse avait ses appartements avec cuisine et servantes, le luxe! C'est une vraie ville dans la ville, avec ses rues, ses mutliples cuisines, ses fontaines, etc ... très beau (on recommande la visite !).

Une des rues du couvent ...

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Une variante de bleus ...

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On a vécu la victoire du Canadiens de Montréal (l'équipe de hockey, pour ceux qui connaissent pas) contre Pittsburgh dans un cyber café (le hockey intéresse peu les Péruviens...). On s'est sentis un peu seuls pour fêter cette victoire ... Go habs go! La coupe Stanley n'est plus si loin!

Le lendemain, départ pour Cabanaconde pour visiter le canyon de Colca, 2ème plus profond canyon du monde après son frère situé pas très loin (moins impressionnant que le Grand Canyon US quand même). Celui-ci tient son originalité des multiples terrasses à flancs de montagnes creusées par une civilisation pré-inca, il y a plus de 1000 ans, et qui sont toujours utilisées aujourd'hui ! Après un assez long trajet (5h pour faire 150 km) on arrive proche des entrailles du canyon. La rando de 2 jours doit nous permettre de descendre en bas du canyon et de visiter plusieurs villages sur le chemin. En partant vers 9h, on n'arrive pas à se débarasser d'un chien qui commence à nous suivre 100m après le départ de l'hôtel et qui ne se décide pas à rebrousser chemin. Nous, pourtant pas vraiment amis des bêtes, on a tellement pitié de lui qu'on lui donne à manger et à boire. Les gens qui nous croisent sur le chemin pensent que c'est notre chien, genre on se l'est trimballé depuis Montréal! Finalement, on l'adopte et il se prénommera Johnny.

Le dénommé Johnny ...

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Johnny est un jeune chiot plein d'énergie, il court après les papillons, les oiseaux (pas trop gênant), par contre, dans un village, il se met à courir après une poule! Là, c'est moins drôle car on craint les représailles du propriétaire de la volaille si Johnny parvient à ses fins. Grâce à l'intervention de Jeff et de son bâton de marche, Johnny finit par lâcher l'aile de la pauvre poule qu'il avait attrapée.

On finit le 1er jour de rando dans un oasis au fond du canyon, où il y a des piscines d'eau.. tiède, ca fait du bien aprés la rando. On fait la rencontre d'une Francaise et d'une Suisse bien sympathiques qui nous donnent des tuyaux pour nos futures randos en Bolivie. On dort dans une paillotte en bambou avec Johnny sous le lit qui malgré notre interdiction d'entrer a réussi à passer sous la porte! Finalement, vers 6h du mat', Johnny décide de nous quitter ...

Ce matin, c'est la remontée, il faut bien sortir du canyon, 3h de grimpette intense au terme desquelles on retrouve ... Johnny (qui n'en a plus rien à faire de nous) !!

Du fond du canyon ...

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Du haut du canyon ...

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Quelques terrasses Incas ...

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Malheureusement, il n'y a plus de place dans le bus pour rentrer vers Arequipa. Qu'à cela ne tienne, on en profite pour faire un arrêt d'une nuit à Yanke et profiter des bains thermaux. C'est l'avantage d'être dans un pays où il y a tant de volcans!

Retour à Arequipa pour dire au-revoir à cette belle ville et prendre le bus vers notre dernière destination péruvienne, le lac Titicaca!

A bientôt

Trek de Larès et Machu Picchu !

Bonjour à tous,

Voici les dernières expéditions de cette semaine !

Trek de Larès

Après Choquequirau, nous prenons une journée de repos à Cuzco et lundi matin, nous voilà repartis pour Pisac, et ses ruines incas. Ce village est vraiment joli, calme, ca change de l'agitation de Cuzco et on fait une bonne balade autour des ruines qui comportent un temple du soleil, un temple de la lune, un endroit pour les sacrifices...

Mardi, on se dirige vers Larès (3h de bus sur des pistes en terre) qui sera le point de départ de notre 2ème trek péruvien. Vu qu'on a un peu la crève, on est content de se prélasser dans les bains thermaux de la ville au milieu des montagnes. L'eau est naturellement sulfurée et très chaude. Toute la ville y défile (de jour comme de nuit) pour se détendre et profiter des douches.

On retrouve Juan, notre guide-cuisinier de Choquequirau. Cette fois-ci pas d'agence, on est passé en direct avec lui, ce qui nous permet d'avoir un tarif encore plus avantageux que pour le premier trek. Notre muletier cette fois-ci s'appelle Francisco, il vient d'un village que nous allons traverser pendant le trek, il parle seulement quechua, mais Juan fait la traduction pour nous.

Donc mercredi matin, les choses sérieuses commencent! Nous partons à travers la magnifique vallée de Larès. Nous traversons des villages coupés du monde (pas d'eau courante, pas de routes). Hommes, femmes, enfants sont vêtus de costumes et chapeaux traditionnels. Les troupeaux de lamas, d'alpagas, de moutons déambulent dans ces magnifiques paysages.

Des petites écolières rencontrées sur le chemin ...

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Un troupeau de Lamas ...

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En haut d'une cascade ...

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Ca commence à monter et là, on sent qu'on est proche des 4 000 m d'altitude, les pas se font plus lents, le souffle plus court. Notre guide et notre muletier gambadent devant nous. C'est sûr, ils mâchent pas mal de feuilles de coca, il paraît que ça aide (on a essayé mais c'est pas très bon), mais ils sont surtout beaucoup plus entraînés que nous!

La pause de midi est bienvenue, une femme qui sort d'on ne sait où nous propose divers boissons et des objets tissés par ses soins qu'elle porte dans son baluchon sur son dos. Toutes les femmes ici en portent un, soit il y a un enfant dedans, soit des objets, soit les deux.

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On repart, ca monte encore, on passe un col à 4200m... Puis, le bonheur, on descend! Notre tente est plantée dans le jardin d'une famille. La maison se compose d'une seule pièce en terre battue avec des cochons d'inde qui courent partout. Le cochon d'inde grillé est la spécialité du Pérou! (on a pas encore essayé ...). Le lendemain matin, on a le droit au réveil au chant du lever du soleil joué à la mandoline par Francisco devant les montagnes enneigées. Le temps se suspend...

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Mais bon, il faut repartir, faire 4 heures de montée et passer un second col à 4 600m. Je trouve ca assez difficile mais Juan m'a promis qu'après ca serait seulement de la descente! On pose chacun une pierre au passage du col sur un tas existant, c'est un signe de respect envers l'Achachila, le dieu des montagnes.

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On redescend vers le village de Francisco, Cancha Cancha. Il paraitrait qu'il a six femmes et beaucoup d'enfants... On est au milieu de nulle part, le village compte quelques maisons très rustiques au milieu des montagnes. Deux de ses femmes viennent le lendemain matin nous montrer leur métier à tisser. Ca leur prend un à deux mois pour faire une étoffe. Le travail est impressionnant!

Nos gentilles mules qui portent notre gros sac ...

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Une des femmes de Francisco nous montre sa technique de tissage ...

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C'est la dernière partie du trek en ce vendredi matin, 4 heures de descente le long d'un torrent. On quitte Juan et Francisco et direction Ollantaytambo pour tout d'abord se doucher, ca devient nécessaire! La toilette dans les torrents, c'est pas suffisant pendant 3 jours de trek...

Ca y est, on sent bon!

Samedi, on repart (faut pas perdre le rythme...) pour une rando vers Salinas, où on découvre des bassins étagés qui permettent la récolte du sel. Et puis Moray, où se trouve un ingénieux système de terrasses incas en amphitéâtre, creusées dans un cirque naturel. Ils étaient pas mal avancés ces Incas! On a pu admiré leurs systémes d'irrigation des cultures ou de tout-à-l'égoût qui sont encore utilisés aujourd'hui à certains endroits!

Machu Picchu

Alors le voici, ce fameux Machu Picchu ! Tout d'abord, pas facile d'y accéder : les récentes coulées de boue de février dernier ont détruit une bonne partie de la voie ferrée qui partait de Cuzco jusqu'à Aguas Calientes, petit village au pied de la montagne sacrée. Heureusement pour nous, le site est redevenu accessible au 1er avril. Ceci dit, en plus de se faire racketter par la compagnie anglaise ("Orient-Express") qui opère la compagnie de chemin de fer (l'accès en train à Aguas Calientes est une des lignes les plus chères au monde au kilomètre ... en effet, 31$US pour effectuer 30 kms de train ...), ca reste un peu compliqué : on doit prendre un bus jusqu'à une station temporaire, puis attendre, attendre et enfin on prend le train qui arrive 2h30 plus tard à la destination finale ! De là, nous achetons notre billet pour le site ...

Comme tout bon voyageur motivé, et suivant les conseils du Routard, on se décide à mettre le réveil à 4h30, pour pouvoir monter à pied au site (1h15 de bonne grimpette) et être les premiers sur place ! En plus, seuls les 400 premiers visiteurs peuvent accèder au Wayna Picchu, la grosse montagne que l'on voit sur les photos derrière les ruines ! Autant dire que l'on se prépare à une courte nuit .... qui finalement ne sera pas si courte que ca, puisque Jeff se réveille naturellement à ... 5h58 !!! Maudit réveil, première fois qu'il nous lâche, et c'est pour le Machu Picchu !!! Du coup, on se dépèche de s'habiller, et à 6h15 on est parti ...

On arrive sur le site vers 7h30. Finalement, le réveil n'a pas été si bête que ca, car il y a beaucoup de brumes, donc peu de visibilité, et en allant nous inscrire pour le Wayna Picchu, nous sommes les numéros 70 et 71 ! On se dit que tout est bien qui commence bien. Nous grimpons donc en haut du Wayna Picchu, afin d'avoir une vue sur la vallée et les ruines, en espérant que les nuages vont se lever bientôt. Le soleil perce difficilement, et finalement nous obtenons enfin la belle vue à ... 11h !! Que d'attente, mais c'est vrai que c'est beau !

Vue du Wayna Picchu ...

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Après quelques photos et un bon pique-nique, on redescend donc à la découverte de ces fameuses ruines. Le site est vraiment magnifique, et les ruines dans un état de conservation remarquable. On n'a pas trop de difficultés à imaginer une ville de 2000 habitants ici, car on y voit encore les bains, les rues, les maisons, les terrasses cultivées, etc ... Il y a quand même pas mal de monde, 40% de français et 60% d'américains (j'exagère un peu, mais pas trop). Mais bon, le site est grand donc ce n'est pas trop gênant. Il y a encore quelques lamas (peu, car apparemment le gros de la troupe n'a pas résisté à l'herbe trop tendre et s'est déchaussé les dents !!). En tout cas, c'est vrai que l'endroit est assez exceptionnel, au milieu de pics montagneux très verdoyants. On profite de cette vue unique jusqu'au milieu de l'après-midi, où nous redescendons à Aguas Calientes pour le retour en train / bus jusqu'à Cuzco. Le Machu Picchu, c'est fait !!

Les murs incas, et Marion ...

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La photo classique !

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Ce soir, départ en bus vers Arequipa ... Bye bye.

Trek à Choquequirau

Bonjour à tous,

Dernière expédition en date : 4 jours de trek à Choquequirau, ancienne cité inca perchée en haut d'une montagne de 3100m, au milieu des pics enneigés des Andes, et qui a été "redécouverte" il y a une quinzaine d'année. Ce site n'est accessible que par 1 journée 1/2 de marche à pied, aller puis retour. Ce qui fait au final 65 kms parcourus en trois jours, pour un dénivellé de plus de 1500m ! Autant vous dire qu'en revenant à Cusco hier, nous étions complètement à plat !

Nous sommes donc partis mardi matin en direction de Cachora, petit village au départ du trek, situé à 3h de route de Cusco, qui se sont finalement converties en 5h car il y avait deux zones de travaux sur la route. A chaque zone, nous avons dû nous arrêter ... 1 heure ! Le principe de circulation alternée n'est pas encore arrivé jusqu'au Pérou !

Autre surprise, nous devions normalement être un groupe de 9 personnes. Finalement, pour une raison obscure, nous nous sommes retrouvés ... tous les deux, avec un cuisinier, un jeune muletier, et deux mules (répondant aux doux noms de Juan de Dios et Carla) !! Après un petit moment d'hésitation, nos craintes de s'être embarqué dans un faux plan se sont vites dissipées après le premier repas... ouf, on ne sait jamais. Surtout que le prix du trek était curieusement bas par rapport aux autres agences visitées.

Bref, tout est bien qui commence bien. Nous arrivons à Cachora en début d'après-midi, et nous commencons la marche après un bon repas, jusqu'à un premier camping au pied de la montagne. La douche est assez sommaire (un tuyau relié à un petit ruisseau, et 3 bâches autour). Bonne surprise : le cuistot (Juan, lui aussi) est super bon, et il nous concocte de bons petits plats en pleine forêt.

Premiers paysages rencontrés ...

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Le soir, en arrivant au campement ...

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El Condor pasa ...

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Après une bonne nuit, la grosse journée s'annonce dès 5h40 du matin : 6 heures de montée bien raide, sur les 1500m de dénivellé précisés plus haut ! Marion souffre pas mal, et on doit faire quelques d'arrêts pour récupérer. Le mate (thé) de coca, une tradition des Andes, nous aide à passer cette difficulté. Finalement nous arrivons en haut du site, que nous visitons tranquillement pendant 2 heures. Les ruines ne sont découvertes actuellement qu'à 30% environ. En tout cas, la première chose que l'on se demande, c'est pour quelle diable de raison les incas ont-ils été se fourrer dans un endroit pareil !!! C'est tellement à pic, dans les nuages, qu'il est difficile de concevoir une ville de plusieurs milliers d'habitants. Les cultures en terrasses donnent le vertige ... Finalement, bien lessivés, nous campons dans un petit hameau (5 maisons) à quelques kilomètres du site.

Les bons repas de Juan ... avec deux petits réchauds seulement !

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L'arrivée à Choquequirau ...

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Jeff teste les murs incas ... c'est du solide.

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Les ruines vues d'en-haut ...

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Petits étirements de Marion au crépuscule ...

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Le lendemain (jeudi), c'est le retour : grande descente (forcément !!) durant laquelle nous croisons un groupe d'étudiants suants de grosses gouttes, au 1/4 de la montée. Ca fait plaisir à voir ... ; ) Nous remontons jusqu'à un autre camping bien paumé, où nous passons une partie de la soirée ... sous la tente car il n'a pas arrêté de pleuvoir !! De toute façon, à 20h nous dormions déjà comme des bébés.

Le lendemain, dernière ligne droite, mais pas des moindres : levés à 3h40 du matin (oui, oui, pas de faute de frappe), marche à la lampe frontale dans les nuages et la brume dès 4h20, pour rejoindre Cachora à 9h où notre taxi devait nous rejoindre. Il arrivera finalement avec ... 1h30 de retard ! Enfin, nous sommes contents de revenir à Cusco, dans la civilisation moderne !

L'équipe au complet !

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Après deux jours de repos, nous partons demain pour la Vallée Sacrée, proche du Macchu Pichu, où nous allons retrouver notre cuistot Juan, qui nous a proposé un autre trek de 4 jours !